Une publication des chercheurs de l'université d'Utrecht du 4 juillet dans Science affirme que le mouvement des glaciers n'affecte pas la montée du niveau des océans.
Les mouvements des glaciers sont particulièrement surveillés par les chercheurs du monde entier, car la fonte glaciaire due à ces mouvements vers des zones plus tempérées serait la cause de la montée prochaine du niveau des océans. La publication soutient que le processus à long-terme est quelque peu différent. Un effet de rétroaction semble s'opérer dans le mouvement. Par temps chaud, la glace en fonte se déplace à l'échelle de quelques jours à une vitesse 4 fois plus grande. Mais sur une échelle de temps plus grande, la glace fondue s'évacue par des canaux plus larges et augmenterait alors la pression de l'eau qui entraîne un ralentissement du mouvement du glacier.
Rappelons que les chercheurs de l'université d'Utrecht surveillent depuis le début des années 80 le mouvement de la partie occidentale du Groenland en utilisant des mesures GPS. Ce programme est financé par l'université et le programme polaire néerlandais (NPP) de l'organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (NWO).
Un navire scientifique affrété par l'administration océanique d'Etat (SOA) a quitté Qingdao fin mai avec 145 scientifiques à bord pour une expédition océanique de 250 jours. Cette nouvelle expédition va focaliser son attention sur de multiples sujets allant de l'environnement des grands fonds à l'activité hydrothermale en passant par la biodiversité.
Lors de leurs précédentes expéditions du même genre, les scientifiques chinois avaient ramené des informations sur l'activité géologique des grands fonds et des échantillons de sulfures de divers métaux (cuivre, zinc, or, argent notamment). Le bateau regagnera Qingdao en janvier 2009.
Une équipe de scientifiques internationale menée par le Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) vient de publier dans la revue Nature (n°453, p.1236-1238 du 26 Juin 2008) un article intitulé "Explosive volcanism on the ultraslow-spreading Gakkel ridge, Arctic Ocean".
Ils ont mené durant l’été 2007 une campagne océanographique sur la dorsale Gakkel, une chaîne de montagnes sous-marines qui prolonge la dorsale médio-atlantique et qui reste à ce jour peu explorée. Ils y ont découvert des preuves d’éruptions volcaniques explosives sous-marines. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que ce type d’éruptions n’était pas possible à ces profondeurs (plus de 3000 mètres) à cause de la pression extrême qui y règne et de la composition du fonds marin. (crédit photo : Tom Kleindinst, Woods Hole Oceanographic Institution)
http://www.whoi.edu/page.do?pid=7545&tid=282&cid=44586&ct=162
http://www.nature.com/nature/journal/v453/n7199/full/nature07075.html
RTE et National Grid, le gestionnaire de réseau de transport d’électricité français et son homologue anglais, viennent de décider d’engager conjointement près de 70 Millions d’Euros d’investissements pour moderniser la ligne sous-marine IFA2000 reliant la France (Calais) et l’Angleterre (Sellindge). Areva, en charge des travaux, remplacera d'ici à 2011 les équipements de conversion qui datent de 1986.
Les investissements consisteront majoritairement à remplacer les "valves" : ces équipements à très haute-tension convertissent le courant alternatif transporté sur les réseaux de transport français et anglais, en courant continu transporté par les câbles sous-marins de la liaison IFA2000. Les valves actuelles sont installées sur les stations de conversion du site RTE de Mandarins à proximité de Calais (France) et du site National Grid de Sellindge à proximité de Folkestone (Royaume-Uni), de part et d’autre de la Manche.
Dès 1961, la France et le Royaume-Uni ont été reliés électriquement par une liaison appelée IFA 160 (Interconnexion France-Angleterre de 160 MW). Mais les résultats de cette première interconnexion se sont révélés décevants car les câbles, posés sur les fonds marins, étaient régulièrement accrochés par les chaluts.
Aussi les deux pays prirent en 1974, la décision de construire une nouvelle liaison dont les câbles seraient disposés au fond de tranchées sous-marines (opération dite d’"ensouillage" des câbles). L’objectif assigné à cette liaison était une disponibilité supérieure à 95%. La puissance choisie, 2000 MW, fixait le nom d’usage : IFA 2000 et permettait de répondre aux besoins en électricité de trois millions de personnes. En 1986, la liaison sous-marine IFA 2000 est entrée en service, permettant des échanges d’électricité entre l’Angleterre et le reste de l’Europe.
Les massifs coralliens enregistrent les conditions environnementales dans leur squelette au fur et à mesure de leur croissance; ils constituent donc des outils de détection précis des variations physico-chimiques des eaux tropicales de surface.
Une équipe de chercheurs de l'Australian Institute of Marine Science (AIMS) a mesuré la variation temporelle et spatiale de plusieurs paramètres de croissance de coraux de la Grande Barrière de corail sur une période de 16 ans. Les échantillons proviennent de 38 colonies de porites massives situées dans deux régions de la Grande Barrière de corail distantes d'environ 450 km (environ 13°50' et 17° de latitude sud).
Les analyses ont montré que les taux de calcification des porites ont énormément diminué, d'environ 21%, dans les deux régions. Le déclin se traduit par une diminution d'extension linéaire (16%) et de la densité du squelette (6%). Les variations temporelles sont linéaires. La densité du squelette moyenne et l'extension linéaire ont diminué respectivement de 0,36% (0,13) et 1,02% (0.39) par an. La température moyenne annuelle des eaux n'affecte pas la densité du squelette, mais l'extension annuelle et la calcification sont maximales à 26.7 °C, et baissent d'environ 15% par °C en deçà et au-delà de cette température.
Bien que le taux de calcification soit normalement variable sur de longues périodes de temps, la forte diminution de calcification mise en évidence par ces travaux excède largement les variations cycliques normales. L'étude de la croissance des porites massives au cours des siècles derniers n'a jamais montré une telle diminution de la calcification associée à une augmentation de la température des eaux. Selon les auteurs, il est possible que l'effet de l'acidification des océans surpasse maintenant les effets stimulants du réchauffement des eaux sur la croissance des coraux.