Cette attraction pour les thermophiles vient tout simplement du fait que nous nous sommes aperçu des propriétés surprenantes de certaines bactéries. Les extrêmophiles, comme leur nom l'indique, prolifèrent dans des conditions de température ou encore de pression très élevées, mais personne n'avait véritablement imaginé à quel point ces conditions pouvaient être justement "extrêmes".
Certaines bactéries ont montré une résistance à un impact 100 fois supérieur à la bombe atomique d'Hiroshima. Immédiatement après l'impact, il ne reste pas grand chose de l'ADN. Mais moins de 2 heures après, alors que toute forme de vie semblait totalement anéantie, l'ADN est presque entièrement reconstitué. Le phénomène est spectaculaire.
Bien évidemment, ces bactéries sont trop lointaines de l'homme pour pouvoir être exploitées directement. C'est là que les archéobactéries deviennent intéressantes. Ces bactéries hydrothermales sont captivantes puisqu'elles possèdent d'énormes similitudes avec l'homme au niveau des facteurs de réplication, et qu'elles proposent aussi une résistance aux conditions de vie extrêmes. Ces deux critères permettent d'envisager des manipulations notamment dans le cadre de la maintenance du génome. Sans oublier bien entendu les innombrables applications concernant l'industrie (cosmétique, papetière, pollution.)