
La fabrication de ces aliments passe par la dégradation de polymères tels que le xylane et l'amidon. Elle s'effectue à haute température, entre 70 et 110°C. Or, les enzymes issues de sources hydrothermales supportent parfaitement ces conditions dans leur milieu naturel.
Par ailleurs, l'utilisation de ces enzymes permettrait de dégrader la paroi des végétaux (les céréales - avoine, blé - sont à la base de cette nourriture) qui n'est malheureusement pas assimilée directement par l'animal.
L'Ifremer tente d'apporter des réponses à ces industriels et a passé au crible sa collection de souches en étudiant, par voie biochimique, les activités demandées. Les résultats ont été positifs. La deuxième phase a alors consisté à identifier les gènes codants pour les enzymes recherchées. La bio-informatique permet donc de comparer les séquences disponibles de gènes "codants" pour ces activités. La PCR permet ensuite aux scientifiques une amplification afin d'aboutir aux gènes recherchés de façon précise.