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L’industrie cosmétique

L’industrie cosmétique est de plus en plus attentive aux microorganismes marins (tels que macroalgues, microalgues, phytoplancton). Un comportement qui se justifie par leur production de molécules originales (polymères, enzymes...).

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Depuis plusieurs années, les polysaccharides des bactéries mésophiles et les enzymes thermostables issues des bactéries* et des archéobactéries hydrothermales sont elles aussi convoitées par l'industrie cosmétologique.

 

Le laboratoire Lanatech s'est donc associé à l'Ifremer et a développé un actif portant le nom de Abyssine 657®. Actif dont l'exopolysaccharide, le Deepsane, est issue d'Alteromonas macleodii. Le polysaccharide est synthétisé par ce microorganisme avant d'être évacué. Une fois précipité, purifié, séché, il se présente sous forme de fibres cotonneuses d'un blanc éclatant. Son analyse structurale montre qu'il s'agit d'un résidu d'acide glucuronique substitué en 3 par un groupement lactate. Ses propriétés sont enthousiasmantes pour les industriels : anti-UV, effet anti-irritant et restructurant.

 

Vénuceane®, quant à lui, a été développé par le laboratoire Sederma en partenariat avec le CNRS. Il est issu de Thermus thermophilus, isolée à près de 2000 mètres sur les flancs d'un fumeur noir dans le bassin de Guymas du golfe de Californie. Cette bactérie vit sous 20 Mpa de pression à une température optimale de 72°C sans parler des concentrations salines élevées. L'actif est aujourd'hui commercialisé sous forme de solution hydroglycolique (eau, glycérine) et il est utilisé pour sa capacité à inhiber les espèces oxydantes toxiques et à protéger les cellules contre les rayons UV. C'est un puissant antioxydant activé par la chaleur.