Prenons l'exemple d'un vestimentifère : grâce à ses pigments sanguins, ce ver est capable de capter l'hydrogène sulfuré et l'oxygène de l'eau de mer contenu dans le fluide hydrothermal. Le gaz carbonique indispensable aux synthèses organiques est lui aussi transporté par le sang, et ceci jusqu'aux bactéries chimiosynthétiques.
Ces dernières extraient les sulfures qu'elles oxydent, de façon ménagée, puis captent l'énergie libérée, par cette réaction chimique, sous forme de molécules énergétiques. Elles utilisent alors le gaz carbonique pour élaborer les sucres qui sont à la base des synthèses organiques. Pendant leur vie, et après leur mort, les bactéries fournissent donc au ver l'ensemble des substances alimentaires dont il a besoin. Ils vivent en symbiose.