BIG : le navire et les engins sous-marins

La campagne océanographique BIG a été réalisée depuis le navire de l'Ifremer L'"Atalante". Les plongées ont été effectuées avec le sous-marin de l'Ifremer, le "Nautile".

D'autres moyens lourds ont été mis en oeuvre, en fonction des besoins des chercheurs comme l'engin sous-marin autonome "Asterx", le carottier Kullenberg ou les sondeurs multifaisceaux...

L'Atalante, navire de recherche pluridisciplinaire
 
Long de 84 mètres, L'Atalante est en service depuis octobre 1990 et a effectué sa première campagne scientifique en mars 1991.

 

Géré par le GIE Genavir, L'Atalante est un navire de recherche pluridisciplinaire destiné aux géosciences marines, à l'océanographie physique et à la biologie marine. Il peut embarquer les deux systèmes sous-marins de l'Ifremer : le sous-marin habité Nautile et l'engin télé-opéré Victor 6000.


L'Atalante a été modernisé début 2009 à Concarneau, afin de fournir à la communauté scientifique nationale, une plate-forme fiable et efficace, adaptée au développement des sciences marines pour les 15 ans à venir.


Ce projet comprenait principalement des travaux d'acquisition et d'installation de nouveaux équipements scientifiques et de navigation, le plus important portant sur le changement des sondeurs multifaisceaux.

Le robot autonome sous-marin Aster x

Ce robot autonome sous-marin (AUV = Autonomous Underwater Vehicle) est capable de plonger jusqu'à 3 000 m et de parcourir jusqu'à 100 km.

 

D'une masse totale de 800 kg, il dispose d'une charge utile scientifique de 200 kg. Il communique par ondes radio et acoustiques.

 

Il peut notamment emporter un sondeur multifaisceau qui permet d'identifier les bancs de poissons ou des profileurs de courant qui mesure la vitesse des courants dans une colonne d'eau.

 

 

© Ifremer/Olivier Dugornay
© Ifremer/Olivier Dugornay

Le carottier Kullenberg

Ce carottier est utilisé aussi bien pour des échantillonnages superficiels que pour des échantillonnages de sédiments profonds. Ainsi, les carottes peuvent être utilisées aussi bien pour l'étude des propriétés mécaniques que pour l'investigation de l'histoire géologique des site échantillonnés (sédimentologie, géochimie, biologie, datation, etc.)

 

Le carottier Kullenberg permet une pénétration de plusieurs mètres de profondeur selon le type de sédiment.


Il est constitué d'un tube en acier (appelé "chemise"), à l'intérieur duquel se trouve un autre tube en PVC d'une section transversale de 10 cm. L'ensemble est surmonté d'un lest et d'un bras d'armement. La chemise d'une longueur minimale de 5 mètres peut être rallongée en vissant d'autres sections bout à bout. La longueur utilisée est fonction de la nature du terrain que l'on veut carotter (plus le sol est dur, plus la longueur sera courte) afin d'éviter les problèmes de casse du matériel. Le lest pesant environ 250 kg est constitué de plusieurs galettes en fonte. Le bras d'armement est sous tension grâce à un contrepoids suspendu à son extrémité.


Le carottier suspendu à un câble est descendu jusqu'à ce que le contrepoids touche le sol libérant le déclencheur ce qui permet au carottier de tomber par gravité en pénétrant les sédiments. Il est ensuite arraché au sol et remonté sur le navire. Le tube PVC, constituant la carotte, est alors retiré de la chemise et bouché de deux côtés puis stocké en vue d'analyses au laboratoire. 
  

Préparation du carottier Kullenberg par les marins du pont des manœuvres.
© Ifremer / Medeco 2007 / Michel Gouillou
Préparation du carottier Kullenberg par les marins du pont des manœuvres.
© Ifremer / Medeco 2007 / Michel Gouillou

Le Nautile, le sous-marin qui rend accessible 97% des fonds marins

Le Nautile est un sous-marin habité conçu pour l'observation et l'intervention jusqu'à des fonds de 6 000 mètres. Il peut embarquer 3 personnes : le pilote, le co-pilote et l'observateur.

 

Ses domaines d'intervention sont la reconnaissance de zones, la bathymétrie fine et les mesures physiques, le prélèvement d'échantillons et la manipulation d'outillages spécifiques, l'assistance à la réalisation de travaux offshore, les études de tracés et le contrôle des câbles et des pipelines, l'assistance aux submersibles en difficulté, la recherche, la localisation, l'investigation et l'assistance au relevage d'épaves, ou encore l'intervention sur épaves polluantes.

 

Cliquez ici pour découvrir le déroulement d'une

plongée à bord du Nautile ?

 

© Ifremer/Campagne Nautinil 2003/Stéphane Lesbats
© Ifremer/Campagne Nautinil 2003/Stéphane Lesbats

Les sondeurs multifaisceaux

Les sondeurs multifaisceaux datent des années 1970 et ont beaucoup évolué depuis. Ils permettent la cartographie de larges zones, de l'ordre de 10 000 km2 en 24 heures (l'angle couvert par le sondeur peut aller jusqu'à 150°).

 

Ils émettent et reçoivent des faisceaux ultrasonores, suivant une succession d'angles étroits qui permettent de réaliser une cartographie précise au premier passage. Par exemple le sondeur multifaisceaux de l'Atalante permet de déterminer des profondeurs entre 100 et 10 000 mètres grâce à 151 faisceaux espacés de un degré.

 

Les cartes peuvent ensuite être élaborées directement à bord, grâce à l'informatique, rendant obsolète le fastidieux travail de tracé d'autrefois.

 

Le sondeur multifaisceaux permet, en plus des relevés topographiques du relief sous-marin, de fournir des images permettant d'identifier la nature du fond.

Image obtenue grâce à un sondeur multifaisceaux, représentant la crête d'un segment de la dorsale médio-océanique, au large des îles Galapagos, lors de l'expédition américaine Galapagos 2005.
© Exploring the Seas With NOAA collect
Image obtenue grâce à un sondeur multifaisceaux, représentant la crête d'un segment de la dorsale médio-océanique, au large des îles Galapagos, lors de l'expédition américaine Galapagos 2005.
© Exploring the Seas With NOAA collect