Ce laboratoire hérite de la gestion des collections de microorganismes isolés à partir d’échantillons prélevés en milieux extrêmes. Il est, à ce titre, l’un des laboratoires au monde à disposer d’une telle collection, l'objectif étant de valoriser son potentiel biotechnologique.
Les objectifs de ce laboratoire sont d'apporter des éléments de réponse aux questions suivantes: quelles sont les limites physico-chimiques actuelles de la vie sur Terre ? ; quelles en sont les limites géographiques dans l'océan et dans les plaques océaniques ? ; quelle est la diversité phylogénétique et métabolique des organismes vivants dans les milieux extrêmes ? ; quel est leur rôle dans la biosphère ? ; quels mécanismes ont-ils mis en oeuvre pour accomplir leur cycle vital dans ces conditions?
Pour tenter de répondre à ces questions, le Laboratoire de microbiologie des environnements extrêmes a décidé d'explorer les milieux qui sont les plus à même de fournir des données pertinentes, à savoir les sources hydrothermales océaniques profondes, les écosystèmes de suintements froids des marges continentales et le plancher océanique créé au niveau des dorsales et sédimenté au fil des temps géologiques.
Ce laboratoire a pour objectif de contribuer, d'une part, à la connaissance et l'exploration des fonds océaniques par l'étude de la structure et du fonctionnement des écosystèmes profonds ; de développer et de valider, d'autre part, une instrumentation dédiée à l'étude des écosystèmes profonds.
Le petit sous-marin ROPOS vivra bien des aventures lors de sa plongée dans les fonds océaniques ! Il traversera les lieux où vivent d'étranges animaux. De sa visite des colonies de coraux, il retiendra que la pêche peut faire bien des dommages aux forêts de la mer. Il remontera après une longue journée, chargé d'une grande mission : rapporter des images aux enfants du monde pour qu'à leur tour, ils puissent l'aider à protéger ce milieu étrange, mais foisonnant de vie.
La campagne océanographique "Serpentine" a eu lieu du 26 février au 5 avril 2007 sur la dorsale Atlantique.
Organisée par l’Ifremer dans le cadre d’un programme de coopération franco-Russe de trois ans (2004-2007) en géosciences, biologie et microbiologie, elle fait suite à une vingtaine d’année de coopération franco-russe sur la dorsale Atlantique. D’autres structures françaises (Centre National de la Recherche Scientifique) et européennes (Suède, Portugal) ont également participé à cette campagne.
Le navire océanographique "Pourquoi Pas ?" et le robot sous-marin "Victor 6000" ont été mis en œuvre et sont intervenus à des profondeurs allant de 2 000 mètres à 4 500 mètres.L’objectif de la campagne Serpentine était de faire l’échantillonnage et la cartographie de nouvelles sources hydrothermales situées sur la dorsale Atlantique (géologie, chimie, biologie, microbiologie).
Deux sites ont été explorés. Le premier site : "le site de 13°N" à 4 050 mètres - le plus profond actuellement connu dans les océans - précedemment localisé par les équipes russes. Des opérations de surface ont permis de localiser le site, de prélever des sulfures et de réaliser des photographies du fond sur lesquelles des animaux sont observés. Le champ s’étend sur au moins 200 mètres.
Le second site "Logatchev" se situe à la latitude de 14°45’N et à une profondeur de 2 970 mètres. Les principales colonies animales sont localisées sur les cheminées à la périphérie du site. Un second site non encore exploré par submersible est localisé à quelques kilomètres au sud-est du champ principal. Il constituera une cible secondaire de la campagne.
La campagne Momareto (du 7 août au 6 septembre 2006) a été menée dans le cadre du programme international MoMAR (Monitoring the Mid Atlantic Ridge) pour le suivi temporel des systèmes hydrothermaux de la dorsale médio-Atlantique et des écosystèmes associés.
Avec le robot télé-opéré Victor 6000, trois sites hydrothermaux déjà connus ont été visités : Menez Gwen (profondeur 850 m), Lucky Strike (1650 m) et Rainbow (2300 m). Objectif : valider de nouveaux outils pour l’observation de la biodiversité des grands fonds et étudier la dynamique des écosystèmes hydrothermaux.La campagne s'est organisée en deux temps. Du 7 août au 17 août 2006 : mise en oeuvre de nouveaux outils qui permettent d'explorer, de décrire, de quantifier et d'observer la biodiversité de l'écosystème hydrothermal. Cela correspond à la phase finale du projet européen Exocet/D qui associe treize partenaires européens.
Puis du 19 août au 8 septembre : étude de la réponse des espèces hydrothermales aux variations de leur environnement.
La campagne PHARE (Peuplements hydrothermaux, leurs associations et relations avec l'environnement) s'est déroulée du 30 avril au 3 juin 2002 dans le Pacifique au large des côtes mexicaines à bord de l'Atalante, navire océanographique de l'Ifremer. L'objectif des chercheurs du CNRS et de l'Ifremer est d'étudier les communautés animales vivant au voisinage des sources hydrothermales qui se forment dans les grands fonds du fait de l'activité volcanique liée aux dorsales.
Vous trouverez sur ce site une présentation de la flotte océanographique de l’Ifremer (navires ; engins sous-marins ; logiciels et équipements); le suivi des campagnes océanographiques (contenu, localisation...) ainsi qu’un point sur les coopérations nationales et européennes.