Ainsi, en 1969, Henri-Germain Delauze lance le concept du sous-marin ''humide'' Total Sub capable d'amener sur plusieurs kilomètres 5 plongeurs (pilote, copilote et 3 plongeurs) à partir d'un port ou d'un navire sur leur lieu d'intervention (jusqu'à 60 mètres de profondeur) avec leur outillage, et de les alimenter en gaz respiratoire pour leurs plongées, leurs paliers de décompression et leurs transits ''aller-retour'' en sous-marin.
Deux concepts d'engins seront ensuite développés : l'un de type "bathysphère" suspendu à un câble, l'autre de type "sous-marin autonome".
Plusieurs engins type "bathysphère" seront réalisés entre 1972 et 1976 capables d'amener des 2 ou 3 observateurs jusqu'à 1 000 mètres de profondeur. L'observation est facilitée par des hublots de grand diamètre en polymère acrylique. Ces engins sont également équipés de bras manipulateurs pour intervenir sur des vannes, par exemple. Ce seront : MIP 600 (1974) et MOB 1001 et MOB 1002 (1976)
Parmi les engins type "sous-marin autonome", nous citerons :
. Nérée, 1er sous-marin d'observation monoplace, avec bras manipulateur, conçu en 1973 et capable de descendre à 200 mètres de profondeur.
. Globule (1974) qui sera utilisé pour le contrôle des engins d'ensouillage des câbles sous-marins.
. la série des Moana I, III et IV, fabriquée entre 1975 et 1981. Ce sont des engins très performants comportant deux sphères. L'une est destinée au pilote et au copilote et l'autre est réservée à 1 ou 2 observateurs. La profondeur maximum d'intervention se situe à 400 mètres.
Les techniques développées avec les "Moana" donneront naissance à une nouvelle génération de submersibles "lock-out" : "SM358" (1979), "SM360" (1980), "SM 370" (1981).
Il seront constitués d'une sphère de pilotage à pression atmosphérique et d'un habitat pressurisable dans lequel prennent place les plongeurs. Ceux-ci peuvent ainsi intervenir dans des zones non accessibles aux bras manipulateurs.