3 équipes de 3 plongeurs travaillent en alternance dans l'habitat hyperbare. Leur vie est rythmée par les plongées : pendant que l'une remonte du chantier par la tourelle, l'autre se prépare à plonger tandis que la dernière tente de dormir. L'équipe au travail passe théoriquement 8 heures en intervention (descente et remontée comprises).
Les missions sur le chantier sont principalement liées à l'extraction de pétrole sous-marin : connections de pipelines, réparation de tête de puits, maintenance de jacket, contrôle des soudures, carottage de terrain, ...
Actuellement, les interventions humaines sont de plus en plus rares, les robots remplaçant les hommes.
A l'extérieur des caissons, sur le bateau, une équipe reste vigilante quant à la vie des plongeurs. Deux postes importants sont à mettre en avant : le chef de caisson ("caisson master") et le chef de plongée.
Le chef de caisson est responsable de l'habitat hyperbare et de ses occupants : il veille à l'approvisionnement des mélanges respiratoires, de la nourriture, des médicaments ou de la récupération des déchets . Le chef de plongée prend le relais du chef de caisson : il dicte aux plongeurs les gestes à effectuer sur le lieu d'intervention jusqu'à la remontée en surface.
Pendant l'intervention sous-marine, l'un des 3 plongeurs est désigné chef de tourelle ("bellman") : il assure la sécurité de ses coéquipiers.
Après une intervention, les plongeurs se restaurent, lisent le journal, écrivent une lettre à leurs proches ou font une partie d'échec avant de tomber de sommeil.
Les caissons ne sont pas des lieux silencieux : le plongeur vit continuellement avec les bruits du moteur du bateau ou du groupe hydraulique remontant la tourelle en passant par le vissage/dévissage du sas servant au passage des repas !
L'hygiène est de rigueur dans les caissons : les plongeurs doivent être très propres et rasés car dans ce milieu confiné et humide, les bactéries saisissent la moindre opportunité de se développer !
Entre plongeurs, la communication est souvent difficile :
Pour pallier ce problème, des décrypteurs de voix ont été mis au point.
Cependant, l'isolement et le confinement restent omniprésents, la complicité entre les équipes de plongée et de surface est donc primordiale.