La biodiversité, c’est la variété de toutes les formes de vie. Les animaux, les plantes, les champignons et les bactéries font partie de la biodiversité mais aussi les paysages et les individus d’une même espèce.
Toi aussi, en tant qu’être humain tu en fais partie !
La biodiversité est plus précisément divisée en 3 niveaux :
Depuis l’apparition de la vie les espèces évoluent constamment. Certaines disparaissent tandis que d’autres apparaissent.
Ainsi, le nombre d’espèces sur la planète change en permanence.
Aujourd’hui, on sait qu’il existe 1,7 millions d’espèces :
Les scientifiques estiment qu’on peut encore découvrir entre 10 et 100 millions d’espèces !
Chaque année, ils découvrent environ 18 000 nouvelles espèces.
Mais malheureusement, entre 25 000 et 50 000 espèces disparaissent tous les ans.
99% des espèces ayant vécu sur Terre n’existent plus !
On sait que les 3/4 de la surface de la Terre sont constitués par les océans. La biodiversité marine est donc exceptionnelle.
95 % des espèces se trouvent en effet dans les océans.
Les scientifiques ne connaissent pas encore toutes les espèces marines qui existent mais grâce à des sous-marins scientifiques comme le Nautile, ils en découvrent de plus en plus !
Partout, il y a de la vie. On y rencontre :
90% des organismes vivant dans les océans sont des bactéries.
Il y a des milliers d’espèces d’algues dans les océans. En fonction des profondeurs de la mer et de la luminosité, elles peuvent être bleues, brunes, rouges ou vertes. Elles sont indispensables à l’équilibre de la vie dans les océans car elles sont le premier maillon de la chaîne alimentaire.
En effet, les algues microscopiques font partie du plancton végétal.
Aujourd’hui, on compte 240 000 espèces marines recensées.
Beaucoup vivent dans la partie supérieure de la mer, au large des côtes où l’eau froide remonte des profondeurs.
Sais-tu pourquoi ? Parce qu’il y a beaucoup de plancton végétal qui prolifère à la surface de l’eau grâce à la lumière et permet ainsi de nourrir tous les êtres vivants qui forment le début de la chaîne alimentaire.
On classe les espèces marines en 2 catégories :
Les espèces "benthiques"
Elles vivent sur le fond de l’océan.
Elles peuvent :
Un écosystème comprend à la fois le milieu naturel, la faune et la flore qui y vivent. Les océans sont composés d’écosystèmes très variés.
Voici quelques exemples :
Les récifs coralliens
La haute mer

Les abysses
Dans les zones quasi-désertiques, les êtres vivants se nourrissent très peu. Ils mangent le plancton mort qui tombe au fond des océans ou encore le squelette des baleines.
Exemples de faune dans les zones quasi-désertiques : les chimères, les baudroies épineuses abyssales.
Près des sources hydrothermales, une faune abondante se développe : elle mange les bactéries qui vivent au niveau des cheminées d’eau chaude.
Exemples de faune au niveau des sources hydrothermales : les vers géants, les moules géantes, des crabes.
Sans le plancton, aucune vie n’existerait dans les mers. Il est à la base de la chaîne alimentaire.
Il y a 2 sortes de plancton :
Le plancton microscopique sert de nourriture aux créatures plus grandes qui, à leur tour, font le repas des petits poissons. Les petits poissons sont ensuite dévorés par des poissons plus gros et ainsi de suite jusqu’aux animaux comme les requins.
Le plancton est mangé par la méduse, qui est mangée par la tortue, qui est mangée par le requin.
Il y a une exception : la baleine mange directement le plancton !
Les scientifiques estiment qu’ils connaissent à peine 10% des animaux marins et 1% des bactéries qui peuplent l’océan.
A cause des activités humaines, les océans et les espèces qui les peuplent sont aujourd’hui menacés.
Certains animaux marins ont déjà disparu comme la rhytine de Steller ou le phoque moine des Caraïbes, d’autres sont en danger.
La rhytine de Steller a été découverte par des explorateurs russes en 1741. Elle vivait autour des îles du détroit de Béring (Nord-ouest du Pacifique).
La rhytine était très facile à chasser car elle se déplaçait lentement et était inoffensive. On l’appréciait pour sa viande.
A cause de la chasse intensive, elle a disparu en 1768.

Les scientifiques ont très peu d’informations sur le phoque moine des Caraïbes.
Le phoque moine des Caraïbes a disparu en 1952.
Les chasseurs le dérangeaient sur ses plages de reproduction où les femelles donnaient naissance à leurs bébés.
Les chasseurs et les pêcheurs l’ont traqué jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus un seul.
UICN signifie en français Union Internationale pour la Conservation de la Nature.
Elle a été créée en 1963.
Elle évalue selon des critères scientifiques très précis la situation des espèces animales et végétales du monde entier.
Elle dresse ensuite une liste rouge des espèces en danger.
Son but : prévenir la population et les responsables politiques pour qu’ils prennent des décisions importantes afin de protéger les animaux et les végétaux menacés de disparition.
La liste rouge comprend 9 catégories :
Les résultats de l’année 2008 montrent que de nombreuses espèces marines sont menacées :
17% des espèces de requins.
12% des espèces de mérous.
27% des coraux.
25% de mammifères marins.
6 espèces de tortues marines.
Ce sont les humains et leurs activités qui sont à l’origine de ces dégâts :
La pêche
Les pollutions
Il existe plusieurs pollutions qui détruisent la faune et la flore marine.
Malgré tous les animaux marins que nous connaissons, il en reste des millions à découvrir ! Il y a dix ans, des scientifiques ont décidé de recenser les espèces marines. Il s’agit du Census of Marine Life (Programme de recensement de la vie marine).
En 2000, des scientifiques de 80 nationalités créaient le Census of Marine Life, un réseau international destiné à mesurer sur dix ans la diversité, la distribution (lieux de vie) et l'abondance de la faune et de la flore marine.
Le recensement se conclura en octobre 2010.
Le Census of Marine Life c’est :
17 projets de recherche, menés dans 6 océans.
210 expéditions.
344 chercheurs d
5 722 espèces à plus de 1 000 mètres de profondeur.
17 650 espèces au-delà de 200 mètres,
Le projet Census of Marine Life a révélé des espèces jusqu’ici encore inconnues comme la pieuvre "Dumbo" ou le galatée yeti.
La pieuvre "Dumbo"
Une nouvelle espèce de Grimpoteuthis, ou pieuvre "Dumbo", a été découverte dans les profondeurs abyssales, parmi d'autres espèces surprenantes.
Les pieuvres du genre Grimpoteuthis tirent leur surnom des nageoires implantées sur leur tête, lesquelles les font ressembler au célèbre éléphanteau des studios Disney.
Rares et méconnues, les pieuvres "Dumbo" intriguent encore beaucoup les scientifiques, qui se réjouissent de la découverte d'une nouvelle espèce.
Longue d'environ 1,80 mètre, cette pieuvre a été aperçue à plus de 1 600 mètres de profondeur.
Le galathée yéti
Le 22 mars 2005, lors d'une mission à 1 000 km au sud de l'île de Pâques, Michel SEGONZAC chercheur au laboratoire "Environnement profond" du centre Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) de Brest, découvre un étrange crustacé blanc mesurant environ 15 centimètres.
Cela se passait à 2 300 mètres de profondeur sur une source hydrothermale.
Cet animal étrange est un décapode car il a 10 pattes !
Mais il se distingue entre autres par son absence d'yeux et son étonnante pilosité. Il a en effet beaucoup de "poils", une particularité jamais observée chez les autres décapodes. En effet, toute la surface de ses longues pinces est bizarrement recouverte de longues soies.
Le nom latin qui lui est donné, Kiwa hirsuta, vient du nom de la déesse des crustacés dans la mythologie polynésienne de l'île de Pâques. Mais les scientifiques l'ont spontanément baptisé "yéti" à cause de ses "poils".
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