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Hommes et mammifères marins |
Durée moyenne |
Profondeur maximale |
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Herbert Nitsch |
4 minutes et 24 secondes |
- 214 mètres |
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Tom Sietas |
9 minutes et 8 secondes |
En surface |
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Dauphin commun |
8 minutes |
- 280 mètres |
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Rorqual commun |
Entre 10 et 15 minutes |
- 300 mètres |
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Phoque de Weddell |
1 heure 22 |
- 700 mètres |
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Eléphant de mer septentrional |
1 heure 20 |
- 1 580 mètres |
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Grand cachalot |
De 1 heure à 1h30 |
- 2 250 mètres |
A moins 2 250 mètres, le grand cachalot supporte un poids de 230 kg sur chaque cm2 de sa peau.
Mais pourquoi plonge-t-il à ces profondeurs ?
Pour se nourrir. En effet, plus il plonge profondément, plus il distance les autres mammifères marins, eux aussi friands de céphalopodes (calmars,.). A moins 2 000 mètres, il n'a plus de concurrents. Mais ces plongées très profondes sont rares, seule l'envie féroce d'un festin de calmar géant l'entraîne vers ces profondeurs.
Comment se déroule la plongée en apnée d'un grand cachalot à 1000 mètres de profondeur ?
Avant de plonger, le grand cachalot prend une dernière inspiration, son dos s'arc-boute, sa queue se dresse en l'air. Il pique à la verticale, tête la première et coule à plus de 120 mètres par minute.
A 200 mètres de profondeur, le sang du grand cachalot n'irrigue plus que : sa tête, son cour et ses poumons gonflés d'air.
A 300 mètres de profondeur, les battements de son cour sont plus lents, tout son organisme se met au ralenti.
A 500 mètres de profondeur, son corps se comprime, ses poumons s'écrasent, sa tête se distord.
A 1 000 mètres de profondeur, Fin de la descente. Le grand cachalot se replace à l'horizontale et commence à chasser. Rassasié, il remonte, épuisé, vers la lumière, à plus de 117 mètres par minute
En 24 heures, le grand cachalot fait une vingtaine d'allers-retours entre la surface et les grandes profondeurs.

On peut comparer l'équipement de l'apnéiste avec les caractéristiques de certains animaux marins.
L'homme se serait-il inspiré du cachalot ? En effet, le cachalot, possède dans sa tête une énorme poche, traversée par 2 grosses narines, qui renferme une substance huileuse qui se solidifie au froid et se liquéfie à la chaleur : c'est le spermaceti.
Quand les narines du cachalot sont remplies d'eau froide, le spermaceti devient solide. Comme un plomb, il entraîne, tête la première, l'animal vers le fond.
Pour remonter, le cachalot chasse l'eau de ses narines et les remplit de l'air chaud de ses poumons. Alors le spermaceti devient liquide, augmente de volume et comme il est plus léger que l'eau, il entraîne le cétacé vers la surface.