III. QUE SE PASSE-T-IL LORSQUE TU PLONGES EN APNEE ?

A. Ta respiration

Pourquoi dois-tu respirer ?

Pour vivre, ton corps a besoin d'oxygène pour brûler les aliments et produire notamment de l'énergie (pour courir, se réchauffer.). C'est la respiration qui permet d'apporter de l'oxygène à l'organisme. En inspirant, tu apportes de l'oxygène à ton corps. Cette opération produit un déchet : du dioxyde de carbone qui est ensuite rejeté par les poumons lorsque tu expires.

 

Combien de temps peux-tu rester sans respirer ?
Cela varie d'une personne à l'autre. Pour te donner une idée : Tom Sietas qui détient le record en apnée "statique" peut rester 8 minutes et 47 secondes sous l'eau sans respirer et sans effort !

 

Qu'est-ce qui te donne envie de respirer ?
C'est lorsque tu as trop de dioxyde de carbone dans le sang ! Il faut donc que tu respires pour rejeter le dioxyde de carbone hors de ton corps : tu expires.

 

Lors d'une apnée, le sang du plongeur contient de moins en moins d'oxygène et de plus en plus de gaz carbonique.

 

Plusieurs fois par minute ta poitrine se soulève et s'abaisse. Tu respires.

 

 

 

 

Quand tu respires tu mets en mouvement un grand muscle situé juste sous les poumons : le diaphragme.

 

Il s'abaisse quand tu inspires et remonte quand tu expires.

 

Quand tu respires ton cerveau contrôle le diaphragme. Tu peux retenir ta respiration.


Lorsque tu respires, tu inspires de l'oxygène : de l'air entre par ton nez, suit ta trachée puis pénètre dans tes bronches, tes poumons se gonflent.


Puis, tu expires du dioxyde de carbone : tu rejettes l'air à l'extérieur, tes poumons diminuent de volume.

 

Pour simplifier c'est l'augmentation du dioxyde de carbone qui déclenche ta respiration.

 

 

 

ATTENTION - DANGER : L'HYPERVENTILATION Lorsqu'un apnéiste hyperventile, il diminue la concentration en dioxyde de carbone dans son sang sans augmenter pour autant la concentration en oxygène.

 

Le signal d'alerte (l'augmentation en dioxyde de carbone) est donc retardé et l'organisme manque d'oxygène sans que l'apnéiste ne ressente le besoin de respirer : c'est la syncope.

 

Le plongeur perd connaissance et risque de se noyer.   

B. Ton coeur

 

En surface, ton cour bat entre 70 et 80 pulsations par minute.

 

Si tu plonges à 40 mètres de profondeur, ton coeur battra entre 60 et 70 pulsations...

 

A 70 mètres, entre 40 et 50 pulsations...

 

A 120 mètres, entre 20 et 30 pulsations...

 

Et si tu descends à 150 mètres de profondeur, il battra entre 10 et 15 pulsations.

  

 

Le contact du visage de l'apnéiste dans l'eau provoque le ralentissement de son rythme cardiaque (bradycardie).

 

Ce phénomène existe aussi chez certains mammifères marins particulièrement adaptés à la plongée en apnée.

 

Pour en savoir plus

 

 

- 10 m

 

 - 20 m

 

 - 30 m

 

 - 40 m

entre 60 et 70 pulsations

- 50 m

 

- 60 m

 

 - 70 m

entre 40 et 50 pulsations

- 80 m

 

- 90 m

 

 - 100 m

 

 - 110 m

 

 - 120 m

entre 20 et 30 pulsations

- 130 m

 

- 140 m

 

- 150 m

entre 10 et 15 pulsations

 

  

C. La pression

En surface, la pression est de 1 kg/cm2 soit 1 bar.

 

Sous l'eau, plus le plongeur descend, plus la pression augmente !

 

-10 m

  2 bars

- 20 m

 

- 30 m

 

- 40 m

5 bars

- 50 m

 

- 60 m

 

- 70 m

8 bars

- 80 m

 

- 90 m

 

- 100 m

 

- 110 m

 

- 120 m

13 bars

- 130 m

 

- 140 m

 

- 150 m

  16 bars

Quelle est la grande différence entre le plongeur avec bouteilles et l’apnéiste ?

 

Le premier respire au moyen d'un détendeur.

 

Le détendeur récupère l'air qui sort des bouteilles de plongée, abaisse la pression jusqu'à ce qu'elle soit égale à la pression entourant le plongeur puis lui transmet l'air.

 

Les poumons du plongeur avec bouteilles ne sont donc pas écrasés quelque soit la profondeur à laquelle il se trouve.

 

Au contraire, le volume des poumons de l'apnéiste diminue car ils sont écrasés par la pression.

 

Qu'est-ce que le Blood-Shift ?

  

Une des adaptations du corps humain à la pression est le Blood-Shift : plus on descend sous l'eau, plus la quantité de sang affluant dans les poumons est importante.

 Or, le sang est un liquide, il est donc incompressible et irrigue abondamment les poumons pour éviter qu'ils ne s'écrasent sous l'effet de la pression.

On observe également ce phénomène chez les mammifères marins.

 

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