Cette liste n'étant pas exhaustive !
Ces monstres de la Renaissance recoupent en fait des catégories animales réelles, pas encore bien identifiées.
Ainsi, Ambroise Paré écrit à propos de la baleine qu'elle est "le plus grand monstre poisson qui se trouve en la mer". Le requin quant à lui est évoqué sous le nom général de "lamie".
Ambroise Paré dépeint la voracité de ce poisson qui s'attaque à ses congénères mais également aux hommes : ainsi, il écrit qu'"un homme entier tout armé" a été retrouvé dans l'estomac d'un "lamie".
Les encyclopédies zoologiques, ouvrages par nature rigoureux et descriptifs, contiennent également des illustrations de monstres marins. En 1555, Pierre Belon (naturaliste* et médecin) consacre dans son livre une rubrique aux monstres marins avec, entre autre, une illustration d'un "monstre marin ayant façon d'un moyne" ! Il est pourtant considéré comme le premier écrivain scientifique en langue française !
Traversant les siècles, les monstres marins réapparaissent au 17e et 18e siècle, se déclinant en figures de proue ou en éléments de décoration.
Au 19e siècle, des écrivains comme Victor Hugo ou Jules Verne les font revivre : pieuvre géante dans "Les Travailleurs de la mer" (1866) ou poulpe gigantesque dans "Vingt Mille Lieues sous les mers" (1870).
Au 20e siècle, le cinéma (science-fiction, horreur, aventure.) s'empare des monstres marins : "Vingt Mille Lieues sous les mers" de Richard Fleisher (1954) ; "Moby Dick" de John Huston (1956) ; "Le sous-marin de l'apocalypse" d'Irwin Allen (1961) ; "Abyss" de James Cameron (1989)...