IV. Zoom sur la Cryptozoologie ?

Ce terme fut fondé par le zoologiste Bernard Heuvelmans à la fin des années 1950, à partir des racines grecques kruptos (caché), zôon (animal) et logis (discours). Ainsi la cryptozoologie se définit comme la science des animaux cachés. Les cryptozoologues étudient les animaux encore inconnus de la science et essayent de collecter des preuves tangibles de leur existence, afin de convaincre les plus sceptiques.

 
Mais comment peut-on connaître des animaux inconnus ? Les cryptozoolgues prennent en considération 5 types d'information :

 

- animaux connus par tradition indigène, c'est-à-dire par une "empreinte" dans la mémoire collective.
- animaux connus par témoignage
- animaux connus par interaction avec la matière, c'est-à-dire par une "empreinte" physique (traces de pas, photographies et films, échos sonar.)
- animaux connus par des fragments anatomiques (poils, plumes, dents,.)
- animaux connus par un spécimen complet.

 

A. Le grand serpent de mer

The great sea serpent according to (selon) Hans Egede
Source : Musée Vivant du Roman d'Aventures / Muséum d'Histoire Naturelle de Lausanne
The great sea serpent according to (selon) Hans Egede
Source : Musée Vivant du Roman d'Aventures / Muséum d'Histoire Naturelle de Lausanne

 

 

 

Depuis le Moyen Âge, de nombreux témoignages plus ou moins fiables se sont fait l'écho de l'existence d'un serpent de mer, à tel point que ce terme désigne également dans le langage familier, un sujet à sensation peu crédible, repris périodiquement par les journalistes.

On retrouve cette créature mythique dans de nombreuses civilisations et à toutes les époques.

 

 

Pour en savoir plus

 

 

B. La "baleine" antarctique à haute dorsale

 

Un cétacé des mers antarctiques, caractérisé par sa haute nageoire dorsale, a été signalé à plusieurs reprises : en 1902 lors de l'expédition en Antarctique du Discovery ; en 1910 et 1911 ; en 1964 au large du Chili.


C. Les cétacés inconnus de Mörzer Bruyns

 

En 1971, Willem Frederick Jacob Mörzer Bruyns, capitaine dans la marine marchande hollandaise, a affirmé avoir observé 4 formes de cétacés apparemment encore inconnues.

 

Il les a provisoirement nommées "baleine d'Alula", "dauphin grec", "dauphin du Sénégal" et "dauphin d'Illigan".

 

D. La "licorne de mer" australe

 

Un cétacé des mers australes, caractérisé par une longue défense d'ivoire, a été observé à plusieurs reprises : en 1620, dans l'Atlantique, au large de l'Afrique ; en 1892, dans le détroit de Bransfield, dans l'océan Antarctique.

E. La rhytine ou vache de mer ("Hydrodamalis gigas")

 

Découverte en 1741, la rhytine ou vache de mer (Hydrodamalis gigas) a été longuement étudiée par le naturaliste allemand, Georg Wilhelm Steller. Ce mammifère marin, qui passait le plus clair de son temps à brouter des algues, long de 6 à 9 mètres, vivait autour des îles de Bering et du Cuivre, dans le nord Pacifique.


Chassée pour l'excellence de sa chair, de sa graisse et de son lait, la rhytine fut exterminée en quelques années, puisqu'on estime qu'elle est éteinte depuis 1768.

 

Mais cette espèce a fait l'objet d'observations ultérieures. Ainsi, en 1926, l'océanographe norvégien Harald Ulrik Sverdrup rapporte, dans le récit de ses expéditions dans les mers arctiques, les propos d'un russe évoquant la présence de la rhytine.


F. Le "singe marin" de Steller

 

En 1741, Georg Wilhelm Steller, observe au large des îles Shumagin un étrange animal mesurant environ 1,50m de longueur et ressemblant à un phoque sans membres antérieurs.

 

G. Les requins blancs géants


Des requins ressemblant au requin blanc (Carcharodon carcharias), mais de taille nettement supérieure aux 6 à 9 mètres sont signalés dans les divers océans.

 

 

Aujourd'hui, c'est encore dans ce domaine de l'inexploré que les auteurs de science-fiction trouvent leur inspiration. Calmars géants, serpents de mer, . rien n'est impossible et rien ne dit que certains mythes ne deviendront pas un jour réalité.

 

 


 

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