18 mois et 60 000 heures de travaux seront nécessaires pour préparer la nouvelle carrière du Redoutable. L’objectif est de proposer un parcours de visite de 45 minutes et de recréer l’ambiance à bord d’un sous-marin nucléaire lanceur d'engins en patrouille.
Deux hommes relèvent le défi de transformer le sous-marin en musée : René Nivez, chef de projet ingénieur à la DCN et Denis Thiphaine, directeur du chantier.
« Même les yeux bandés, on peut vous faire visiter Le Redoutable.
Depuis dix-huit mois, nous vivons à l’intérieur » René Nivez
Le sous-marin est d’abord coupé en deux. La partie arrière, qui pèse plus de 1 700 tonnes est reculée afin d’introduire à la place du réacteur, un morceau inutilisé du SNA 7 (sous-marin dont la construction n’a jamais été achevée).
Lentement, la nouvelle coque de 70 tonnes est descendue avant de réaligner l’ensemble petit à petit.
Cette manœuvre n’est pas sans difficulté. En effet, au moment de réunir les deux parties, la partie arrière du bâtiment se positionne de travers. Heureusement, après des heures de réflexion et des nuits sans sommeil, une solution est trouvée.
Cette partie du sous-marin sera accessible aux personnes à mobilité réduite, elles pourront y visionner un film sur le parcours de visite.
Il faut d’abord sécuriser Le Redoutable : des accès, des garde-corps, une ventilation, un éclairage et une sonorisation sont installés.
Le local radio est supprimé tandis qu’un escalier est posé. Des câbles sont enlevés et d’autres sont rajoutés. On ouvre des portes.
L’accès s’effectue par la partie arrière du bâtiment et la sortie au niveau des tubes lance-torpilles à l’avant du sous-marin.
Pour mettre en évidence les parties les plus spectaculaires du Redoutable (l’électronique, les tubes lance-missiles, les locaux de vie et l’hôpital), des travaux de scénographie sont effectués.
Par exemple, un plancher en verre est installé près du réfectoire afin que les visiteurs découvrent l’hôpital de campagne.