En 1994, Henri-Germain Delauze lance la construction à Marseille du sous-marin biplace Remora 2000, capacité 610 mètres, qui sera un grand succès technique, ludique et archéologique.
Il deviendra un outil merveilleux au service de l’archéologie sous-marin profonde.
Pour en savoir plus
Zoom sur un membre de l’équipe Comex : Yvan Tchernomordik (dit "Popof")
En 1996, Henri-Germain Delauze organise une expédition archéologique en haute mer aux Philippines en partenariat avec le National Museum de Manille. Trois mois de recherches en mer avec le navire Minibex par sonars, ROV et le sous-marin Remora 2000 se soldent par de nombreuses découvertes communiquées au National Museum.
Entre temps, Michèle Fructus, sa fille, prend la Direction Générale du Holding Comex S.A. Après un premier passage à COMEX dans les années 67/69, elle a rejoint COMEX SA en 1988 et a pris en charge la Communication et les Relations Publiques, jusqu’en 1993, date de sa nomination au poste de Directeur.
En 1998, le patron-pêcheur Jean-Claude Bianco lui remet confidentiellement la ‘’gourmette’’ d’Antoine de Saint-Exupéry, qu’il a remonté dans son chalut, après une traîne au large des calanques en septembre de la même année.
Henri-Germain Delauze lance alors une très longue campagne de recherches en mer des restes de l’avion américain P38 perdu au large de Marseille en 1944 et que pilotait Antoine de Saint-Exupéry le jour de sa disparition.
Au cours de ses recherches, Henri-Germain Delauze découvrira de nombreuses épaves antiques (huit épaves entre Marseille et Cassis du 2e siècle avant Jésus-Christ au 1er siècle après Jésus-Christ).
En 1999, Henri-Germain Delauze effectue une première campagne archéologique en Indonésie à bord d’un navire indonésien de 50 mètres et une équipe d’océanographes et de plongeurs Comex.
En 2000, Henri-Germain Delauze, à bord du Remora 2000, découvre, près de l’Ile de Porquerolles une grande et merveilleuse épave étrusque du 6e siècle avant Jésus-Christ. Les objets récupérés seront transmis au Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines (DRASSM).
2 ans plus tard, le Président de la Comex organise et dirige une campagne océanographique et archéologique en Indonésie de 5 mois avec le navire Minibex et le sous-marin Remora 2000 en coopération avec le Ministère Indonésien de la Mer.
La zone des récifs étudiés va de la zone Singapour / BATAM au nord de l’Indonésie, au Détroit de la Sonde entre Sumatra, Kalimantan (Bornéo) et Java.
En 2003, Henri-Germain Delauze remonte entre Cassis et l’île de Riou avec le navire Minibex plusieurs éléments d’un avion P38 qui avaient été trouvés par le plongeur Luc Vanrell au cours des années précédentes. Ces vestiges, après examen minutieux permettent, grâce au numéro de série gravé sur les turbines, d'identifier avec certitude l'avion de Saint-Exupéry.
En 2005, c’est la consécration : le Prince Albert II de Monaco remet à Henri-Germain Delauze le "Grand Prix des Sciences de la Mer".
La même année, Henri-Germain Delauze part en expédition avec le navire Janus et le sous-marin Remora 2000 en Mer Adriatique (Croatie) durant 3 mois.
Il découvre par 110 mètres de fond 2 épaves. La 1ère est une épave napoléonienne datant de 1811. La seconde est celle du cuirassier éperonneur italien Re d’Italia coulé par le Ferdinand Max autrichien lors de la bataille de Lissa en 1866.
Il a ainsi effectué une plongée dans l'Aquarium Abyssal devant les classes gagnantes du jeu-concours "Citoyen de l'océan" A cette occasion, les élèves ont pu échanger avec le Président de la Comex.
La fille d’Henri-Germain Delauze, Michèle Fructus, Directeur de la Comex, accompagnée des membres des Lions Clubs, ont eu ensuite le plaisir de remettre le Passeport de Citoyen de l’Océan à chaque élève.
Comment imaginez-vous l’exploration sous-marine dans le futur ?
"Je suis un pro Espace. [...] Ceci dit il est beaucoup plus difficile d’être plongeur dans l’hydrogène à 700 mètres de profondeur que de vivre en apesanteur dans l’espace sans aucun problème de décompression ou de température. [...] Vous mettez 1 mois pour revenir de 700 mètres de profondeur contre 4 jours seulement pour faire le trajet Lune - Terre ! 1 mois en caisson à 33°, changeant de nature de gaz toutes les 6 heures avec des précisions de décompression incroyables. La vie sous-marine est donc d’une complexité technique invraisemblable, il n’y a pas de place pour la moindre erreur. [...]"
"Comment je vois l’avenir des travaux sous-marins ? [...] Il n’y a pas de société à créer aujourd’hui pour vivre des technologies sous-marines. Il n’y a plus rien à faire sous l’eau que d’arrêter de jeter des sacs plastiques et de préserver les pêches, par respect pour le poisson et dans l’intérêt de l’Humanité. [...] Il (faut mettre en place) une véritable politique de protection des océans. Les océans représentent quand même plus des ¾ de la planète. C’est le problème de l’Humanité : on tue tout ou on ne tue pas du tout. Voilà le chantier de nos successeurs. Votre chantier. "
"Quand il n’y aura plus de pétrole, il restera la science car les océans nous sont encore inconnus, malgré les immenses découvertes déjà réalisées. Il y a encore un travail formidable à faire ! "
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