Le 01/01/2012 - Convention internationale des énergies marines renouvelables

Les 10 et 11 janvier prochain, à Bordeaux, se tiendra la 1ère édition de la Convention internationale des énergies marines renouvelables : Tethis EMR.

L'objectif de cet événement est de réunir toutes les parties prenantes : experts technologiques, chercheurs, donneurs d’ordre, investisseurs et politiques pour échanger, confronter leurs projets et dessiner le futur de la filière Energies Marines Renouvelables (EMR).

Tethis EMR s'articulera autour d’un espace d’exposition, de conférences plénières présidées par des spécialistes français et étrangers, d’un espace innovation/recherche/Universités, d’espaces de débats et d’ateliers.

Source: Ifremer

http://www.thetis-emr.com/

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Le 30/12/2011 - Signature d’un Groupement de Recherche Européen : Alliance franco-allemande des technologies sous-marines

Les représentants allemands de l'AWI (Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine), du Marum (Centre pour les sciences marines de l’environnement de l’université de Brême), et français du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et de l'Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la MER) ont signé le 16 décembre dernier le document relatif à la création d’un Groupement de Recherche Européen.

L’objectif est de fédérer et de développer les compétences des ingénieurs, techniciens et scientifiques des quatre instituts dans le domaine des technologies sous-marines.

A court terme (1 à 3 ans), il s’agit de faciliter les échanges de navires océanographiques, de technologies embarquées et de charges utiles pour les robots sous-marins autonomes (AUV) et téléopérés (ROV) et observatoires fond de mer, en partageant les coût de fonctionnement et d'investissement, en participant de manière collective aux grands projets européens océanographiques (Hermione, Esonet Noe, EMSO, Eurofleets...).
Les premiers développements communs seront consacrés à une nouvelle génération d'engin autonome sous-marin, le H-ROV (pour Hybrid Remotely Operated Vehicle), ainsi qu'à la mise en œuvre de caméras Haute Définition 3D.

A moyen terme (4 à 5 ans) : le Groupement de Recherche Européen souhaite travailler de manière coordonnée avec les autorités compétentes nationales et européennes, dans les appels à projets ayant un fort positionnement dans le domaine de la technologie sous-marine, afin de mobiliser des financements pérennes pour les thématiques émergentes dans les années à venir (ressources minérales, biodiversité, sismologie sous-marine...).
Une attention particulière sera apportée également à un véritable programme d'échanges d'étudiants et de postdoctorants entre les quatre instituts.

A long terme (plus de 5 ans) : le Groupement de Recherche Européen contribuera au développement et au rayonnement du Centre Européen de Technologies Sous-Marines, dont le bâtiment sera inauguré à La Seyne-sur-Mer au second semestre 2012, sur le Centre Ifremer Méditerranée.

© Image de synthèse d'un futur H-ROV (pour Hybrid Remotely Operated Vehicle), la nouvelle génération d'engin autonome sous-marin, qui sera développée dans le cadre du GdRE.

Source: Ifremer

http://www.datapressepremium.com/RMDIFF/2006347//11_12_19_CP_GDRE.pdf.

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Le 28/12/2011 - Une université flottante pour étudier l'Arctique

Une "université flottante" sera créée à Arkhangelsk pour l'étude de l'Arctique et la formation des cadres à bord du navire de recherche Sevgidrometa. L'Université fédérale de l'Arctique prendra part à ce projet. Il y avait une possibilité unique de réaliser plusieurs projets n'ayant jamais eu lieu en Arctique. La création de "l'université flottante" pourra concrétiser nombre de nos idées, a expliqué le commandant du Sevgidrometa Léonid Vasiliev.

La première croisière de "l'université flottante" aura lieu en juin 2012. Le navire expéditionnaire travaillera 30-40 jours dans la mer de Barents, du côté de l'archipel de Spitsberg. Les meilleurs étudiants entreront dans la composition de l'expédition qui comptera une vingtaine de personnes ainsi que des professeurs de l'Ecole supérieure, des collaborateurs scientifiques du Sevgidrometa, de l'Institut d'Etat d'océanographie, du Musée russe d'Etat de l'Arctique et l'Antarctique, du Parc national "l'Arctique russe", et des collègues de Norvège.

Selon le spécialiste de l'Arctique Victor Boyarsky, doivent partir à bord de "l'université flottante" des personnes qui veulent se consacrer aux études polaires. Ce voyage sera pour eux un test. "L'université flottante" donnera la possibilité aux étudiants d'améliorer leurs connaissances et de passer à la pratique dans les conditions sévères de l'océan glacial arctique.

Source: BE Russie numéro 45 (20/12/2011) - Ambassade de France en Russie / ADIT -

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68592.htm

http://narfu.ru/en/

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Le 26/12/2011 - "Kexue" ou l'essor de la marine de recherche chinoise

Selon les déclarations récentes de M. Sun Song, directeur de l'Institut d'Océanologie de l'Académie des Sciences Chinoise (CAS), environ les deux tiers des 15 navires que compte la flotte de recherche et d'exploration marine chinoise seraient proches de l'obsolescence (la plupart ayant été construits dans les années 1980).

La Chine devrait donc construire au moins 10 navires de recherche (voire plus) d'ici les cinq à dix prochaines années afin de renouveler et maintenir l'effectif de sa flotte de recherche, et répondre par la même occasion à la demande croissante des scientifiques chinois pour l'exploration marine, en particulier dans le domaine des environnements marins profonds.

C'est dans cette perspective que le navire de recherche Kexue (ou Science en français) a été construit (conçu par la China State Shipbuilding Corp. et réalisé par Wuchang Shipbuilding Industry Co. Ltd). Son inauguration s'est tenue le 30 novembre dernier sur les eaux du fleuve Yangtsé à Wuhan, ville située dans la province du Hubei. Il s'agit là du navire de recherche le plus avancé jamais construit en Chine, sa conception rivalise avec les navires de recherches occidentaux comme le RRS James Cook (Royaume-Uni) ou le Sars GO (Norvège).

Le projet aura mis 4 ans à aboutir après une approbation en 2007 par la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme (CEDR) et un investissement total de 550 millions de yuans (soit 64 millions d'euro). Le navire devrait être mis en service à partir de juin 2012, sa première expédition partira depuis les marges continentales chinoises pour se diriger ensuite vers l'ouest de l'océan Pacifique. Elle se focalisera sur l'influence de l'océan Pacifique sur le climat chinois, ainsi que sur la biodiversité marine en considérant particulièrement la détection de celle-ci dans les écosystèmes marins profonds.

Sur le plan technique, Kexue présente une envergure de 99,6 mètres de long et 17,8 mètres de large. Il est équipé d'un système de propulsion électrique à nacelle, une première mondiale pour un bateau de recherche, selon les déclarations de M. Yu Jianjun ingénieur en chef du projet. Cet équipement offre au navire une capacité de croisière de 15.000 milles nautiques avec une vitesse maximale de 15 nœuds. Par ailleurs, assisté par des propulseurs d'étrave, le système permet au bateau de réaliser des rotations de 360 degrés tout en gardant une position fixe et de maintenir également sa position dans des conditions de grands vents et d'eaux agitées. Ces caractéristiques sont essentielles notamment pour effectuer des opérations sous-marines.

Du reste, le navire pourra embarquer sans problème des équipages de 80 personnes pour des expéditions allant jusqu'à deux mois, voire également transporter des submersibles habités.
De plus, doté d'un laboratoire de 360 mètres carrés, il permettra de réaliser des analyses d'échantillons d'eau et de sédiments, de même que des études acoustiques et sismiques du plancher océanique.
Le navire sera également capable d'enregistrer automatiquement une image claire du fond marin tout en collectant les données concernant la température, la salinité et la densité de l'eau. Bien qu'exploité par l'Institut d'Océanologie de la CAS, Kexue se veut être une plateforme de recherche commune internationale, celui-ci sera par conséquent mis à disposition des océanologues étrangers impliqués dans des programmes de coopération avec la Chine, ceux-ci pourront donc mener des recherches scientifiques à bord du navire.

© english.qdio.cas.cn

Source: BE Chine numéro 110 (21/12/2011) - Ambassade de France en Chine / ADIT -

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68629.htm

http://english.qdio.cas.cn/

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Le 24/12/2011 - Révolution dans les fonds marins : AUV jusqu'à 6000m

Des chercheurs de l'Université technique de Berlin (TU Berlin) ont développé un véhicule sous-marin capable d'atteindre 6000m de profondeur.

La catastrophe environnementale du naufrage de la plateforme de forage Deepwater Horizon l'année dernière dans le Golfe du Mexique, a montré comment l'utilisation de technologies dans les profondeurs pouvait être porteuse de considérables risques. C'est pour faire face à de telles situations que les véhicules sous-marins autonomes (AUV) sont utilisés. Dans cette optique de défense et de sécurité navales, les scientifiques de la TU Berlin développent et améliorent ces engins robotisées.

Au delà de l'intérêt porté à leurs matières premières, les fonds marins prennent d'années en années de l'importance, comme l'a montré le projet "Census of Marine Life".
Ce recensement des espèces marines achevé au mois d'octobre 2010, année internationale de la biodiversité, a permis au terme de 10 ans d'explorations de ramener près de 6 000 nouvelles espèces. Les chercheurs estiment à 250 000 le nombre d'espèces désormais répertoriées. Malgré les efforts des scientifiques, l'étude fut loin d'être exhaustive. D'après leurs estimations, il semble que pour chaque espèce recensée, trois restent à découvrir, soit 750 000 espèces encore inconnues et un large pan des profondeurs océaniques inexploré.
Les AUV peuvent se rendre très utiles dans cette aventure, cependant ils doivent pouvoir résister aux fortes pressions et aux eaux froides et corrosives des profondeurs.

Jusqu'à aujourd'hui, seulement quelques AUV étaient capables d'accéder à des profondeurs de plusieurs milliers de mètres.
Entre 2006 et 2009, les chercheurs du Département de microtechnique de la TU sous la direction de Heinz Lehr ont développé l'AUV "DNS Pegel", dans le cadre d'un projet soutenu par le Ministère fédéral de l'économie (BMWi). Construit conformément à un système de pression neutre, et contrairement à l'usage courant, l'intérieur de l'appareil est complètement inondé et tous les composants sont soumis à la même pression hydraulique. Les tests de pression à plus de 600 bars réalisés dans la mer Baltique et les essais de navigation ont convaincu le BMWi de l'efficacité de ce nouveau concept. Le Ministère a d'ores et déjà approuvé un projet de suivi nommé : "Systèmes de pression neutre pour la mer profonde".

Le projet visant à améliorer l'AUV adapté à des profondeurs de 6000m est financé à hauteur de 4,7 millions d'euros jusqu'à la fin de l'année 2013. Trois partenaires de la recherche et de l'industrie sont impliqués dans ce projet ainsi que cinq scientifiques et plusieurs étudiants du département de microtechnique de l'université. De prochains tests sont envisagés dans les profondeurs de l'Atlantiques près des côtes ouest-africaines.

© TU Berlin

Source: BE Allemagne numéro 552 (14/12/2011) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68526.htm

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