Le 01/07/2010 - Exploration des océans à la recherche de ressources du futur

La Corée du Sud est extrêmement dépendante en matières premières et doit donc importer la majeure partie de sa consommation, ce qui rend le pays vulnérable aux fluctuations des marchés mondiaux.

C'est une des raisons pour lesquelles, Kang Jung-keuk, le Président du Korea Ocean Research and Development Institute (KORDI), souhaite que la Corée du sud investisse de plus en plus dans la recherche marine. Le KORDI explore depuis plusieurs années un nouveau type de ressources susceptibles d'être exploitées : les minerais des grandes profondeurs.

Les ressources convoitées sont les nodules polymétalliques qui sont des concressions rocheuses reposant sur le plancher océanique. Ces nodules de petite taille sont formés de couches concentriques d'oxyde de fer et de manganèse autour d'un noyau. Ils peuvent en outre renfermer de l'aluminium, du cuivre ou du cobalt. Découverts en 1869, ces nodules n'ont jamais été exploités commercialement, faute de rentabilité.

Le programme coréen de développement des technologies d'extraction des minerais sous-marins a débuté en 1982. Depuis, la Corée a obtenu les droits d'exploitation exclusifs d'une zone de 75.000 km2 dans l'océan Pacifique ainsi que des eaux territoriales des îles Tonga qui représentent une surface supplémentaire de près de 20.000 km2.

Depuis 2003, la Corée a lancé plusieurs études pour une application commerciale de l'extraction des nodules de manganèse des fonds sous-marins. Plusieurs robots et navires spécialisés ont été développés ou le seront dans les années à venir. Une nouvelle zone d'exploration devrait être réservée prochainement dans le Pacifique sud.

Les missions du KORDI sont multiples et vont de la publication d'études sur les océans, à la protection et la restauration de l'environnement marin ou encore au développement d'énergies nouvelles et à la recherche de matières premières.

Source: BE Corée numéro 51 (28/06/2010) - Ambassade de France en Corée / ADIT

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63819.htm

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Le 30/06/2010 - La Corée va développer des robots sous-marins

La Corée vient d'annoncer la création d'un centre de robotique sous-marine (URC pour Underwater Robotic Center) qui sera chargé de développer des robots sous-marins autonomes ayant des formes animales. A terme, ces machines en forme de poissons, de dauphins, ou encore de crabes, seront utilisées pour la recherche de matières premières ou pour mener des missions d'espionnage et de surveillance.

L'URC, inauguré le 29 mai dernier, est placé sous la tutelle du KITECH (Korea Institute of Industrial Technology) et est situé sur le campus de l'université Hanyang.

Selon son directeur, le professeur Ryuh Young-sun, le marché de la robotique sous-marine représente la somme d'environ 3 trillions de won par an (2 milliards d'euros), et devrait exploser dans les années à venir avec l'apparition de modèles inspirés d'êtres vivants.

L'an passé son équipe avait déjà présenté "ICHTHUS", un prototype fonctionnel de "robot poisson", capable de nager et de surveiller une zone à l'aide de caméras.

Source: BE Corée numéro 51 (28/06/2010) - Ambassade de France en Corée / ADIT

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63821.htm

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Le 28/06/2010 - Une grande usine de dessalement de l'eau de mer

17 entreprises (dont Toray, Hitachi et Toshiba), 10 universités (dont l'Université de Tokyo) et divers organismes impliqués dans le traitement de l'eau (dont l'Agence des Eaux Usées de Tokyo) lanceront conjointement un projet de développement d'une grande usine de dessalement de l'eau de mer. Celle-ci pourra produire un million de tonnes d'eau douce par jour, soit un volume deux fois plus important que celui traité par la meilleure des usines actuellement en activité dans le monde. Son coût d'installation et les frais d'exploitation seront cependant deux fois plus bas.

Ce projet appelé "Mega-ton Water System", dont le responsable est M. KURIHARA Yu, conseiller de Toray, a été retenu l'année dernière dans le cadre du "FIRST Program".

Au total, 140 chercheurs travailleront à la construction de l'usine d'ici la fin de l'année fiscale 2013. Un total de 2,9 milliards de yens (25,9 millions d'euros) sera alloué à ce projet.

Pour augmenter la production d'eau douce, chaque module contenant un filtre utilisé pour l'osmose inverse sera surdimensionné par rapport aux équipements classiques. Leur diamètre atteindra alors les 61 cm. Un module pourra ainsi traiter plus d'eau, ce qui permettra de réduire leur nombre et donc celui des conduits qui les relient. Pour diminuer les coûts de production, ces derniers, habituellement en acier inoxydable, seront fabriqués à l'aide d'une résine développée par Sekisui Chemical. A noter que le prétraitement de l'eau de mer sera effectué sans utiliser de produits chimiques. Enfin, Mitsubishi Heavy Industry mettra en application son savoir-faire dans la construction de grands bâtiments pour réduire les coûts de l'usine.

Des recherches seront par ailleurs menées sur la possibilité de produire de l'électricité à l'aide du flux d'eau dans le système de traitement et en tirant profit de la différence de concentration de sel entre l'eau traitée et celle plus salée qui est récupérée après le traitement.

Les entreprises japonaises de traitement de l'eau sont mondialement très compétitives dans leurs domaines, notamment dans ceux des membranes et des pompes. Trois entreprises de l'archipel, Nitto Denko, Toray et Toyobo, se partagent d'ailleurs 70% du marché mondial des membranes d'osmose inverse. Toutefois, le haut niveau de qualité de ces équipements induit un coût élevé qui peut être prohibitif pour les pays demandeurs de ce type d'installation. L'enjeu du projet est donc de concevoir une usine à un prix attractif qui facilitera l'exportation des infrastructures japonaises.

Source: BE Japon numéro 543 (25/06/2010) - Ambassade de France au Japon / ADIT

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63777.htm

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Le 25/06/2010 - "Robots sous-marins autonomes" à l'Institut Fraunhofer AST en Allemagne

L'institut Fraunhofer d'ingénierie des systèmes AST d'Ilmenau (Thuringe, Allemagne) a inauguré deux nouvelles plateformes de recherche.

L'une d'entre elles appelée "Systèmes maritimes" est dotée d'un bassin spécialement dédié aux recherches sur les communications entre les robots sous-marins et la manipulation des objets en milieu aquatique à l'aide de nouveaux systèmes de pilotage intelligent.

Les chercheurs travaillent également au développement d'un robot autonome pouvant aller jusqu'à 6 000 mètres de profondeur.

Source: BE Allemagne numéro 488 (24/06/2010) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63734.htm

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Le 18/06/2010 - Un projet de recherche internationale en océanographie initiée par la Chine sur la région Nord-Ouest de l'Océan Pacifique

Dans la ville côtière chinoise de Qingdao, plus de 40 scientifiques ont débuté un projet de recherche internationale sur la région Nord-Ouest de l'Océan Pacifique, intitulé Northwest Pacific Ocean Circulation and Climate Experiment (NPOCE).
Le projet a été lancé le 30 mai 2010, en présence de Ding Zhongli, vice président de l'Académie chinoise des Sciences (CAS) et de Martin Visbeck, président de Climate Variability and Predictability (CLIVAR).

NPOCE est un projet de recherche et d'investigation internationale en océanographie, initié par l'Université d'Océanologie de la CAS (IOCAS), très vite rejointe par dix-neuf institutions provenant de huit pays à travers le monde, dont les Etats-Unis, le Japon, l'Australie, l'Allemagne, l'Indonésie, la Corée, les Philippines.

Approuvé par le CLIVAR, NPOCE est le premier projet multinational de cette envergure, dans ce domaine, initié et dirigé par la Chine. Il a pour but d'observer, de simuler et de comprendre les structures, la variabilité et la dynamique de l'océan et de comprendre leur rôle dans la modulation des systèmes climatiques, à un niveau régional et global.

Hu Dunxi, membre l'Académie chinoise des Sciences, a précisé que cette recherche est essentielle pour la compréhension du changement climatique et de la météorologique en Chine.

Source: BE Chine numéro 94 (17/06/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63689.htm

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