Trois tortues de mer d'une espèce en voie d'extinction sur les côtes tunisiennes ont été secourues par des experts en océanographie dans le cadre d'un programme visant à perpétuer l'espèce, rapporte dimanche l'agence tunisienne TAP. Ces tortues dénommées "caouanne", jadis très nombreuses sur les 1.3"?00 kms de côtes méditerranéennes que compte la Tunisie, s'étaient échouées sur une plage de à 60 km au nord de Tunis. L'opération de sauvetage a été effectuée par des spécialistes de l'Institut supérieur de la pêche et de l'Institut national des sciences et technologies de la mer, qui mènent des études sur les espèces marines menacées de disparition. Les tortues marines ont été remises à un centre spécialisé à Monastir (centre-est de la Tunisie) pour y recevoir des soins avant d'être relâchées dans leur environnement naturel. La réintroduction des tortues marines dans leur milieu naturel entre dans le cadre d'un vaste programme de protection des espèces menacées lancé par la Tunisie en collaboration avec plusieurs autres pays riverains de la Méditerranée. La Tunisie compte actuellement 11 parcs nationaux et 20 réserves naturelles et une réserve marine est actuellement en cours de réalisation dans l'île tuni"?sienne de la Galite (entre les côtes tunisiennes et italiennes). Cette réserve, qui comprendra également un musée de l'environnement, vise à sauvegarder les espèces de tortues marines les plus menacées mais aussi les phoques Moine qui pullulaient jadis dans cette région et qui sont également en voie de disparition.
Attention zones mortes ! A force d'utiliser les océans comme dépotoirs, les activités humaines transforment de vastes zones sous marines en désert. Paradoxalement, le phénomène est provoqué par la fertilisation des mers. L'apport d'azote enrichi le milieu et entraîne la croissance rapide du phytoplancton qui grandit et meurt en consommant l'oxygène dissout dans l'eau. Les poissons n'ont qu'à aller respirer ailleurs ! Les mollusques eux moins rapides n'ont pas le temps de fuir et meurent asphyxiés. Le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a recensé 150 zones dépourvues d'oxygène. Et ce sont les zones côtières qui servent de nurseries aux poissons. Cette pollution a donc des conséquences économiques sur la pêche. Mais d'où vient cet azote ? Essentiellement de l'agriculture, ce sont les engrais, mais aussi des rejets des eaux domestiques usées, de la circulation automobile et des industries qui émettent des gaz azotés. Déjà lors de la conférence de Stockholm en 1972, on s'était penché sur l'introduction de nutriments dans les eaux côtières. A l'époque, les coupables étaient surtout les pays développés. Mais depuis, ils ont stabilisé les quantités d'engrais agricoles. Dans les pays en voie de développement en revanche, les doses augmentent. Et l'impact est d'autant plus grand que partout dans le monde on supprime les zones naturelles capables de faire tampon. Ce sont les forêts, les prairies humides, les mangroves qui ralentissent l'écoulement des eaux chargées en azote et s'en nourrissent. La zone morte la plus étudiée est au pied du Mississippi dans le "?golfe du Mexique. Mais on en trouve désormais partout. Certaines ne dépassent pas un kilomètre carré. D'autres atteignent 70 000 kilomètres carrés